Comptabilité location meublée non professionnelle

Si le statut fiscal LMNP (loueur en meublé non professionnel) est très attrayant, les loueurs en meublé soumis à un régime réel d’imposition ont des obligations comptables nettement plus lourdes que celles d’un loueur en nu.

En effet, les revenus des loueurs en meublés non professionnels relèvent de la catégorie fiscale des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) et non des revenus fonciers comme les locations nues. La tenue de la comptabilité d’un loueur en meublé au régime réel présente donc les mêmes contraintes formelles et obligations que la comptabilité d’un commerçant, même si le volume des opérations est bien moindre.

Cette complexité est d’ailleurs renforcée par des règles fiscales spécifiques pour le  calcul et le suivi des amortissements. En cas d’erreur, le loueur s’expose au rejet de leur déductibilité par l’administration. Les conséquences peuvent être très graves dans la mesure où les amortissements sont la principale charge déductible d’un loueur en meublé.

La meilleure solution pour éviter les écueils est de se faire accompagner par un cabinet d’Expertise Comptable spécialisé dans ce domaine. Ce choix s’avère le plus sûr tout en restant souvent peu onéreux.

En effet, en adhérant à un centre de gestion agrée, le loueur pourra bénéficier d’une « réduction d’impôt pour frais de comptabilité » pouvant aller jusqu’à 915 € (pour les loueurs qui font moins de 70.000 € de recettes annuelles charges incluses et qui payent de l’impôt sur le revenu).  La réduction d’impôt prend en charge 2/3 des frais de comptabilité et d’adhésion au centre de gestion agrée, dans la limite de 915 €, si le loueur paye au moins autant d’impôt que de frais couverts par la réduction. Peu importe l’origine de l’impôt sur le revenu payé (salaires, revenus fonciers…).

Les frais de comptabilité non couverts par la réduction d’impôt restent fiscalement déductibles.